LE MOT DU PRÉSIDENT

   Chères adhérentes, chers adhérents,

C’est avec grand plaisir que je partage avec vous le n°15 de notre lettre avec une série d’interviews d’agents comptables de la DGFiP.
L’objectif est de montrer l’intérêt du métier d’agent comptable dont 2/3 sont issus de la DGFiP, souvent méconnu et pas assez valorisé, hormis quelques rares articles dans E-FiP.

Au-delà du nombre et de la diversité des établissements (1900 agences comptables dont 500 à temps plein), des enjeux financiers (60Md€) et RH (400 000 agents), le métier d’agent comptable mérite d’être mieux connu. Il est parfois couplé avec d’autres responsabilités (finances, audit, informatique, etc.).

Le positionnement de l’agent comptable au sein de l’établissement en fait un membre à part entière du comité de direction et l’interlocuteur incontournable de la direction de l’établissement. Le métier requiert à la fois de bien comprendre les métiers souvent très techniques et d’appliquer les principes de la comptabilité publique pour permettre un fonctionnement fluide de l’établissement.

Les interviews de ce numéro vous permettront de découvrir de nouveaux horizons professionnels, de mieux comprendre les missions et le positionnement des agents comptables, avec une double appartenance, à la DGFiP et à l’établissement. D’où l’importance de garder le contact avec nos agents comptables en les invitant notamment aux réunions de cadres des directions territoriales et les accueillir dans nos services avec des expériences enrichissantes hors de la DGFiP.
Double appartenance mais souvent seul, notamment dans le cadre de la réforme de la Haute Fonction publique qui laisse penser que les agents comptables ont été quelque peu laissés de côté, au même titre que les AFiP à la tête des services comptables infra-départementaux. À ce jour, il n’est pas envisagé de fonctionnaliser les emplois des agences comptables les plus importantes (quelques fois avec des enjeux supérieurs à ceux d’une direction territoriale). Quant à l’indemnitaire, le sujet relèverait de l’établissement d’accueil qui rémunère. Renvoyer à ce qui pourrait s’apparenter à une « négociation » entre l’agent détaché et l’établissement d’accueil est un signal ambigu dans le cadre d’une réforme de la Haute Fonction publique qui promeut la mobilité.

 

Bien à vous,
Samuel Barreault
Président de l’ADAFiP